mardi 8 octobre 2019

Quoi, tu lis du Young-Adult ?

Depuis le début de ce blog, je me suis dit : je n'élèverai la voix seulement si j'ai quelque chose à dire. Et aujourd'hui, j'ai quelque chose à dire.

Après avoir lu, vu et entendu les voix de Ema (de la chaîne Booktube La Bouquinade) et Marie (du blog Muffin and books), j'ai décidé d'ajouter ma voix à ce plaidoyer, à cette parole qui célèbre la littérature Young-Adult. J'ajoute ma voix à celle de tant d'autres.

Pourquoi ai-je eu la nécessité de faire cet article ?

Tout simplement parce que j'en ai assez de cette connotation négative du YA. J'en ai assez de subir les regards remplis de sous-entendu parce que je ne lis pas le dernier Musso, Houllebecq, Nothomb, mais parce que je relis les Harry Potter ou que je suis plongée dans les publications Lumen.

J'en ai également assez de ce manque de tolérance envers les lecteurs. Comme si chacun devait lire la littérature blanche et laisser les Hunger Games aux adolescentes de 13 ans.

Aujourd'hui, à bientôt vingt-deux ans, j'assume complètement de lire une grande majorité de romans young-adult. Je ne suis pas fâchée avec les autres littératures. Néanmoins, j'estime qu'un contemporain ne vaut pas mieux qu'un thriller, qu'un essai ne vaut pas mieux qu'un roman de SFFF. Il n'y a que le lecteur qui soit seul juge de ce qu'il désire lire. Et moi j'y retrouve mon compte dans cette littérature. Je retrouve tout ce qui fait ma passion pour la lecture : l'évasion, la découverte des histoires d'autrui, la découverte d'un imaginaire, la compassion, l'écriture. Bref, en ouvrant les pages des livres, je me retrouve propulsée ailleurs et je cultive mon imaginaire.

Mais je ne souhaite pas m'arrêter là. Je suis juriste et mon métier consiste la plupart du temps à argumenter. Ca tombe bien parce que j'adore trouver les arguments adéquats et les appuyer de mes ressentis. Alors je vais énumérer 5 raisons qui font que j'aime tant cette littérature Young-Adult.

1 - La littérature YA enveloppe plein de domaines différents : Romance, fantasy, thriller, contemporain, science-fiction, ce genre peut trouver son terreau partout. Elle peut naître d'une situation inattendu et créer une histoire unique en son genre.

2 - La littérature YA est une littérature qui ose : Romans en vers libres comme Songe à la douceur de Clémentine Beauvais, Inséparables de Sarah Crossan, mise en page unique comme Illuminae, contenu créatif comme La lectrice de Tracy Chee, de par sa forme, la littérature Young-Adult ose et sort des sentiers battus. Les auteurs nous proposent des mises en pages originales loin du "Partie 1 - Chapitre 1".

3 - La littérature YA est une littérature coup de poing : une littérature qui aborde de plus en plus des sujets tabous et qui ne se trouvent peut-être pas leur place en littérature contemporaine. Dérives religieuses avec Par le feu de Will Hill, féminisme avec Félines de Stéphane Servant, pression familiale avec Le roi serpent de Jeff Zentner, etc... De plus en plus d'auteurs élèvent la voix pour parler de ces sujets qui parcourent nos quotidiens.

4 - Parce que c'est bien écrit : Parce que la littérature Young-Adult n'empêche pas les consonnances, les métaphores, comparaisons et autre figures de style. Parce que la poésie peut résonner dans le cœur de tous à tout âge.

5 - Parce qu'il y a encore tellement de titres à découvrir : il existe encore beaucoup de pépites de la littérature YA que je souhaite déterrer, découvrir. D'autres sortiront bientôt, on ne sait pas quand. Mais on le sent. La littérature Young-Adult est loin de s'essouffler, elle sait s'adapter, se transformer, se faire violente, douceur, poésie et magie pour parler à tous.

Mais par delà cela, le plus important c'est de lire ce que vous voulez et d'y prendre plaisir. Si vous lisez en boucle la trilogie Hunger Games et que vous prenez du bon temps, c'est le principal. Si vous voulez relire pour la centième fois les Harry Potter, si vous lisez uniquement des mangas, des thrillers, des magasines, tant mieux. Lisez ce qu'il vous fait plaisir, et peut importe le regard des autres. Peut importe si vous n'avez pas lu les titres de la rentrée littéraire ou peut importe si vous n'avez jamais lu les Percy Jackson

Lisez ce qui vous fait envie, où vous en avez envie.

N'oubliez pas, c'est votre droit en tant que lecteur.

mardi 10 septembre 2019

La disparation de Stéphanie Mailer, Joël Dicker

Auteur : Joël Dicker

Edition : De Fallois

Genre : Thriller, contemporain

Pages : 635

Résumé :

30 juillet 1994. Orphea, petite station balnéaire tranquille des Hamptons dans l'Etat de New York, est bouleversée par un effroyable fait divers : le maire de la ville et sa famille sont assassinés chez eux, ainsi qu'une passante, témoin des meurtres. L'enquête, confiée à la police d'Etat, est menée par un duo de jeunes policiers, Jesse Rosenberg et Derek Scott. Ambitieux et tenaces, ils parviendront à confondre le meurtrier, solides preuves à l'appui, ce qui leur vaudra les louanges de leur hiérarchie et même une décoration. Mais vingt ans plus tard, au début de l'été 2014, une journaliste du nom de Stephanie Mailer affirme à Jesse qu'il s'est trompé de coupable à l'époque. Avant de disparaitre à son tour dans des conditions mystérieuses. Qu'est-il arrivé à Stephanie Mailer ? Qu'a-t-elle découvert ? Et surtout : que s'est-il vraiment passé le soir du 30 juillet 1994 à Orphea ?

Mon avis :

Normalement quand je propose un article, je le fais sur un livre lu et terminé. Et je croyais pouvoir le faire avec ce roman. D'autant plus que j'adore Joël Dicker. Je rabâche les oreilles de quiconque en disant que La vérité sur l'affaire Harry Quebert est un livre formidable, à livre absolument. Que Le livre des Baltimores était, lui aussi excellent. Seule ombre au tableau, Les derniers jours de nos pères mais là, je me tiens coupable parce que je suis pas friande des romans de guerre.

Mais alors là, qu'est-ce qui a bien pu se passer ? Pourquoi n'ai-je pas terminé ce roman ?

Je crois qu'il y a plusieurs raisons à cela.

En dehors de l'histoire même et de son contenu, je m'attendais vraiment à retrouver le personnage de Marcus. En écoutant les diverses émissions littéraires, j'ai été surprise d'entendre que cette fois Marcus prendrait des vacances et ce sont des nouveaux personnages qui le remplaceront. Certes, pourquoi pas. L'auteur tente de se renouveler et on ne peut pas lui en vouloir.

Mais peut-être qu'inconsciemment, je partais avec un à priori …

C'est la première raison que je trouve à cela. D'autant plus, j'ai remarqué que nous étions nombreux et nombreuses à comparer La disparition de Stéphanie Mailer avec ses autres romans. A croire qu'inconsciemment nous souhaitions le retour de Marcus.

Après, il est naturel de comparer et d'avoir des attentes. Je suis consciente du fait que cela peut gâcher une lecture, qu'on peut ne pas la trouver à la hauteur et ne pas y voir tout le potentiel. Néanmoins, les attentes et les comparaisons sont des points d'ancrages, des choses rassurantes à mes yeux. Je sais vers où diriger mes lectures, je sais quels sont les points forts de l'auteur, etc... En cela, je reconnais que j'ai placé la barre trop haut. Je m'attendais à un troisième livre dans la lignée de la saga Marcus Goldman.

Toutefois, j'estime que les attentes eues ne représentent qu'un léger point négatif dans tout cela. Après tout, les attentes sont faites pour être dépassées. Le lecteur n'attend que la surprise.

Ce qui m'a empêché de mener à bien ma découverte du roman c'est son contenu.

Au niveau de l'histoire, j'ai trouvé que cela manquait déjà grandement de contexte. Quelques phrases par-ci par-là pour expliquer qu'il y a eu un meurtre. Et puis, au fur et à mesure, j'ai eu la sensation qu'on pataugeait dans la semoule.

Si ma mémoire est bonne, dans une interview, l'auteur lui-même affirmait que lorsqu'il a commencé son roman, il ne savait pas où cela aller l'emmener.

Et bien, ça se ressent fortement.

Une distinction doit être faite entre promener son lecteur et ne pas savoir où aller … Avec ce roman, on entre clairement dans la seconde catégorie … Et c'est d'autant plus malheureux qu'avec ses précédents romans, l'auteur savait nous balader sans perdre le fil de son histoire.

Je ne suis pas allée au bout du livre. Je ne connaîtrais donc pas le coupable et c'est là où j'ai compris qu'il fallait que j'abandonne : je n'avais pas envie de suivre cette histoire et je ne voulais pas savoir ce qui s'était passé.
Pas la peine de se forcer, je n'ai aucun remords à abandonner mes lectures. Cela doit rester un moment de plaisir et si je ne sens aucune satisfaction et aucune curiosité, je passe à autre chose.

Mais je m'égare. Parce qu'il faut évoquer les personnages …

Nous allons donc suivre les personnages de Jesse, Derek et Anna principalement. Petit fun fact qui va tout résumer, je pense, à propos du personnage principal. J'avais reposé le roman et je pensais un peu à ma lecture. Soudain, impossible de me souvenir du nom du personnage principal et ce, pendant plusieurs jours (parce que je lisais ma deuxième lecture).
Donc, cela pour dire que les personnages manquent cruellement de consistance. C'était frappant le manque de charisme de Jesse alors qu'on essayait de lui en donner.
Pour les autres personnages, c'est un peu le même constat. Pour dire, ils ne m'ont pas marqués. Cela fait que quelques heures que j'ai décidé d'abandonner et je n'ai déjà plus aucun souvenir d'eux.

Et là, mon cerveau ne peut s'empêcher de dire : mais dans L'affaire Harry Quebert, Marcus et Harry sont des personnages qui sont restés dans ta mémoire. Et oui, bien des années après.

Alors, j'ignore ce qui a pu se passer dans ce roman. J'ignore pourquoi ça n'a pas fonctionné. Mais le fait est là, je ne l'ai pas terminé. Je ne me suis même pas forcée à lire plus. Rien n'y fait, je n'ai aucune curiosité face à cette histoire.

Je pense toujours que vous pouvez lire ce roman pour vous faire votre propre avis. Une expérience littéraire n'est pas l'autre et je fais que livrer la mienne.

Malgré tout, pour les personnes qui souhaitent découvrir le travail de Joël Dicker, je le répète à nouveau : lisez La vérité sur l'affaire Harry Quebert. Moi qui ne suis pas une grande dingue des thrillers (à vrai dire, j'y suis même assez réticente), c'était une lecture formidable et qui a eu un impact.


✰✰✰✰✰

mercredi 24 juillet 2019

Le coeur des louves, Stéphane Servant



Auteur : Stéphane Servant
Edition : Du Rouergue

Collection : Doado

Genre : Contemporain

Nombre de pages : 541

Résumé :

Célia et sa mère, une écrivaine à succès en panne d'écriture, reviennent vivre dans la maison de leur grand-mère, morte depuis des années, au coeur d'un village perdu dans les montagnes. Leur retour est mal vécu par certains, comme s'il ravivait de vieilles histoires enfouies. Le coeur des louves est un roman impressionnant, flirtant avec le fantastique pour décortiquer les secrets d'une communauté fermée sur elle-même.


Mon avis :

Voilà bientôt deux mois que j'ai terminé Le cœur des louves de Stéphane Servant.

Pourtant, je ne pensais pas en faire une chronique sur le blog. Parfois, je termine certains romans en ayant la nette impression de n'avoir rien d'intéressant à en redire. Et je souhaite pas faire des articles pour faire des articles, acte dénué de sens.

Parfois, il m'arrive de terminer un livre et de ne pas vouloir en parler. Pour garder précieusement mes sentiments, en faire une expérience de lecture unique. Et de manière un peu égoïste, vouloir garder ce livre pour moi. Ne rien délivrer de la pépite que je viens de terminer.

Néanmoins, je n'ai cessé de penser à ce récit de Stéphane Servant, sorte de filigrane toujours présent dans mon esprit. Et aujourd'hui, il me paraît nécessaire d'y revenir. Après que le temps ait fait un peu son œuvre, qu'il a atténué mon ressenti. Parce que oui, ce livre a ouvert des brèches, et je crois pouvoir affirmer que je ne m'en suis pas encore totalement remis. De la même manière que je ne me suis toujours pas remise de La langue des bêtes, autre roman de cet auteur et lu au printemps.

Alors, je prends mon courage à deux mains et je vous poste enfin mon avis.

Et vous en doutez peut-être, je fais tant de suspense mais au fond, il n'y en a pas. Le cœur des louves a été un coup de cœur et il a changé ma vie de lectrice.

Petit disclaimer avant de rentrer dans le vif du sujet : Le fait que le roman se trouve dans la collection Doado est à mon sens pas très pertinent. Notamment parce qu'il contient des scènes explicites qui peuvent choquer les lecteurs non-avertis. Je ferme ma petite parenthèse.

L'histoire est celle de Célia, une jeune fille qui revient habiter au village où sa maman, autrice à succès, a grandi. Notre héroïne comprend très vite que son retour n'est pas une chose bien vue au village. Notamment à cause des histoires que l'on raconte sur sa grand-mère. Alors Célia va devoir démêler le vrai du faux. Et se faire louve pour ne pas être proie.

Je reprends cette phrase de la quatrième de couverture car elle résume l'essentiel du roman. Le changement, la transition.

Si j'ai évidemment tout aimé dans ce roman : l'ambiance sombre et étouffante, la découverte des histoires, l'impact du passée sur le présent et sur une communauté, etc... C'est ce point qui m'a le plus marqué, j'y reviendrai.

Comme je l'ai noté ci-dessus, j'ai tout aimé dans ce roman. J'ai adoré me plonger dans ce petit village reculé de monde, vivant presque en autarcie. Et cela autant dans cette ambiance de l'après guerre qu'au moment où évolue Célia.

L'auteur est très doué pour nous faire plonger tête la première dans ses univers. C'est comme si j'y étais, dans les faubourgs, les bois, les ruines, le lac. J'y étais et tout était si immersif. C'était incroyablement magique, une nouvelle fois.

A l'instar de La langue des bêtes, Stéphane Servant nous conte une quête de vérité et d'identité avec toutes ces questions existentielles. L'auteur met les bonnes interrogations au bon moment sans jamais tomber dans la morale facile. Sans jamais tomber dans le message empli de bons sentiments mais si mièvre. Tout est toujours fait avec subtilité et nuance.

Evidemment, Le cœur des louves traite de nombreux sujets renvoyant à ces questions : la peur de l'abandon (puis-je exister sans le regard des autres ?), l'identité (comment me perçoivent les autres et est-ce que je suis réellement ?), la violence et les contradictions de l'homme, la nature, etc...

Rien que pour toutes ces interrogations, je vous le conseille. Dans la littérature contemporaine, il existe peu de roman pouvant traiter d'autant de sujet. Et bien entendu, je vous en passe et des meilleurs.

Le cœur des louves est également un roman féministe. Oui, oui féministe. Où les femmes se rebellent face à l'autorité de l'homme. Où Célia, Alice, Tina et Catherine décident de ne pas se soumettre à la volonté des hommes. Et où ces mêmes hommes les craignent et appuient leur pouvoir de soumission, ne rêve que de les voir silencieuses pour enfin se sentir protégés.

Et ça c'est aussi quelque chose qui ajoute à la magie.

Comme promis, je reviens sur le thème principal de ce roman : la transition. Mais pour cela, je parlerai en même temps du personnage principal : Célia.

Au début de l'histoire Célia est un personnage silencieux, effacée, à la recherche de réponses qu'elle a l'impression de ne pas pouvoir obtenir.

Plus tard, elle rencontre Alice.
Plus tard, elle devient louve.

En étant louve, elle renaît. 
De proie, elle devient chasseuse.

Cette transition, je suis certaine nous l'avons tous connu à un moment donné. Et immédiatement, je me suis reconnue en Célia. J'étais Célia dans une époque plus ou moins lointaine, je ne sais pas dire quand avec précision. Et en lisant son histoire, en voyant ce glissement de la jeune fille vers la louve, j'ai réalisé que le principal de ce livre était là.

Toute chose est vouée à l'évolution. Dans un temps plus ou moins long et d'une manière inconnue.

Tout ce livre n'est qu'un glissement porté par Célia, devenue louve.

Après, je m'égare et divague, mais j'en viens à me demander si tout le roman n'est pas une métaphore de ce changement ? L'idée me paraît plausible.

Et cette transition, ces changements, ils m'ont bouleversé.

Certainement parce que je me suis reconnue dans cette jeune fille, certainement grâce à cette plume magnifique de Stéphane Servant, certainement un mélange de tout.

J'ai eu, toutefois, la nette impression en renfermant le bouquin que quelque chose avait changé. Que Le cœur des louves avait opéré une transition quelque part.

Alors oui, ce livre a changé ma vie de lectrice.

Je ne vais plus m'attarder sur la plume de l'auteur Stéphane Servant car j'ai le sentiment que tout a été dit lors de ma chronique sur La langue des bêtes.

Je n'ai plus qu'une chose à dire, pour conclure : lisez-le. Lisez ce livre et plongez dans cette univers qui sent la terre et l'humus. Ecoutez le chant des louves, écoutez-le et devenez louve à votre tour pour ne pas être proie.

💓💓💓💓💓

samedi 15 juin 2019

Shades of magic, tome 1, Victoria E. Schwab

Auteur : Victoria E. Schwab

Edition : Lumen

Genre : Fantasy, jeunesse

Nombre de pages : 505

Résumé :

Kell est le dernier des Visiteurs, des magiciens capables de voyager d’un monde à l’autre. Des mondes, il y en a quatre, dont Londres est le centre à chaque fois. Le nôtre est gris, sans magie d’aucune sorte. Celui de Kell, rouge, et on y respire le merveilleux avec chaque bouffée d’air. Le troisième est blanc : les sortilèges s’y font si rares qu’on s’y coupe la gorge pour voler la moindre incantation. Le dernier est noir, noir comme la mort qui s’y est répandue quand la magie a dévoré tout ce qui s’y trouvait, obligeant les trois autres à couper tout lien avec lui.

Depuis cette contagion, il est interdit de transporter un objet d’un monde à l’autre. C’est pourtant ce que va faire Kell, un chien fou tout juste sorti de l’adolescence, pour défier la famille royale qui l’a pourtant adopté comme son fils, et le prince Rhy, son frère, pour qui il donnerait pourtant sa vie sans hésiter. Et un jour, il commet l’irréparable : il passe une pierre noire comme la nuit dans le Londres gris où une jeune fille du nom de Lila la lui subtilise.
Mais la magie n’attire jamais à elle personne par hasard !

Mon avis :

Il n'est réellement pas rare que je sois tout d'abord un peu réticente à l'idée de lire une saga/one-shot qui a créé un phénomène. De peur peut-être d'en attendre de trop, de ne pas aimer. Pourtant, j'ai vu passer cette saga sur tous les réseaux sociaux et je me suis quand même procurée le tome 1 en librairie. 

Est-ce que je regrette ? Absolument pas. Car ce premier tome de Shades Of Magic a été un coup de cœur.

Tout d'abord parlons de l'histoire que j'ai adoré :

Nous allons suivre l'histoire de Kell qui est le dernier magicien de sang. Il a la capacité de passer d'un monde à l'autre. En l'occurrence, d'un Londres à l'autre. Il y a quatre et sont le cœur de tous les royaumes. Le rouge, le gris, le blanc et le noir. Un jour, alors que celui-ci effectue une mission banale, il va faire passer une relique dans son monde. Et puis dans le Londres gris. Sauf que cette relique est dangereuse et Lila va la voler.

Comme je le disais plus haut, j'ai adoré l'histoire. Elle était passionnante, rythmée entre action et moments plus posés. De plus, j'ai beaucoup aimé le fait que l'autrice ne place pas des éléments plics plocs dans le récit. Si l'autrice nous présente quelque chose, cela veut dire que ça un sens. Et également des conséquences dans la suite de l'histoire.

J'ai également été surprise par la tournure des évènements. Il s'est aussi avéré que j'ai fait quelques spéculations. Toutes fausses. Et à partir de ce moment, on peut dire qu'une porte s'ouvre et la voie du coup de cœur s'étend devant moi.

J'ai aussi adoré les personnages. Coup de cœur pour Kell et Lila, dont je ne saurai dire lequel est mon préféré. Kell est un personnage loyal, intelligent. Il fait exactement ce qu'il dit et j'adore cela. C'est aussi une personne qui peut paraître trop confiant et opportuniste. J'aime beaucoup aussi ce trait de caractère chez lui. Ca fait de lui un personnage qui n'est pas lisse, avec ses qualités et ses défauts.

Et Lila. Parlons-en de ce personnage ! Badass, féministe, avec les pieds sur terre et des répliques bien cinglantes.

Leur duo fonctionne à merveille et c'est un plaisir pour le lecteur d'être en alchimie avec eux.

J'ai aussi beaucoup aimé les autres personnages ; Holland, Barron, Rhy, les jumeaux Dane.

Bref que des personnages géniaux dans un récit génial.

Dernier point positif, l'écriture de l'autrice. J'ai trouvé que Shades Of Magic était très bien écrit. Victoria E. Schwab possède une plume élégante, travaillée et très imagée.

Bref, je n'ai qu'une seule hâte : retrouver ce monde débordant de magie, ces personnages hauts en couleurs. Parce que oui, Kell et Lila me manquent déjà.

Et pour reprendre mon interrogation du début, est-ce que je regrette ? Non. La seule chose que je regrette est de ne pas avoir la suite de la saga dans ma bibliothèque. Et pour une lectrice qui aime espacer la lecture de ses sagas, vouloir lire la suite sans attendre relève de l'exploit ?

❤❤❤❤❤



dimanche 26 mai 2019

Tenir jusqu'à l'aube, Carole Fives

Auteur : Carole Fives

Edition : Gallimard

Collection : L'arbalète

Genre : Contemporain

Nombre de pages : 192

Résumé :

« Et l’enfant ?

Il dort, il dort.
Que peut-il faire d’autre ? »



Une jeune mère célibataire s’occupe de son fils de deux ans. Du matin au soir, sans crèche, sans
famille à proximité, sans budget pour une baby-sitter, ils vivent une relation fusionnelle. Pour
échapper à l’étouffement, la mère s’autorise à fuguer certaines nuits. A quelques mètres de
l’appartement d’abord, puis toujours un peu plus loin, toujours un peu plus tard, à la poursuite d’un
semblant de légèreté.
Comme la chèvre de Monsieur Seguin, elle tire sur la corde, mais pour combien de temps encore.

Mon avis :

Il y a un moment où dans toutes mes lectures de contemporain, je me suis mise à penser que les auteurs rivalisaient d'imagination pour contester les normes, la société et pour parler de sujets tabous et sensibles. Jusqu'à manquer de justesse.

Cependant, je suis une lectrice optimiste et je vais très souvent à l'encontre de mes préférences personnelles. 

Je lis davantage de thriller, moi qui n'aime pas trop ce style. Je me laisse tenter à de l'horreur alors que je suis très peureuse. Tout comme je me laisse aller à ce genre de livres contestataires, engagés et qui peuvent, malgré eux, manquer d'humanité et de sincérité.

J'avais envie de découvrir Tenir jusqu'à l'aube. Je l'ai lu.

Et là, surprise et bonne grosse claque en refermant ce roman. Comme quoi, ça paie d'être une lectrice optimiste.

Carole Fives va nous décrire le quotidien étouffant et pesant d'une jeune maman célibataire, loin de son cercle familial, travailleuse indépendante qui peine à s'en sortir financièrement. Et le soir, pour tenir bon, pour ne pas définitivement s'oublier, elle sort. Chaque soir un peu plus longtemps, chaque soir un peu plus loin de son appartement et de son enfant.

Cette réalité est pourtant celle de nombreuses femmes. D'où le fait qu'on ne connaisse pas réellement l'identité de la protagoniste. Car elle n'a pas de visages, elle en a plein. Des situations comme la sienne, d'autres la connaissent. Elle n'est pas isolée. Alors, pour une fois mettre un visage, un nom, un passé bien spécifique, ne sert à rien.

Et cette réalité est interpellante, vraie, crue.

L'autrice a un souci de réalisme dans ce roman. J'avais même cette impression de ne pas lire de la fiction, notamment grâce aux ajouts des messages de forum. Messages très réalistes par ailleurs.

Et le fait est que l'ensemble ne peut nous laisser indifférent. Tenir jusqu'à l'aube est un roman qui par sa justesse, nous oblige à réagir, à prendre part, à donner notre avis. Je me suis sentie enfin impliquée dans un tel roman.

Un roman qui est à mon sens important. Qui va aborder de nombreux sujets sans détour ; les familles monoparentales, la maternité, la place de l'homme, le féminisme également. 

Tenir jusqu'à l'aube est un outil de dénonciation. Et j'aime quand la littérature devient un tel outil. 

Le tout fait avec la plume très agréable, vif et impactante de Carole Fives.

J'ai juste un bémol sur la fin qui est surprenante. Mais ici peut-être pas dans le bon sens du terme ...

Mais passons cette seule ombre au tableau ! Tenir jusqu'à l'aube est un livre important à lire, une porte ouverte à de nombreuses réflexions.

Pour ma part, une de mes plus belles lectures en 2019 et un livre qui restera gravé dans ma mémoire.

★★★★★

mercredi 1 mai 2019

La fille du train, Paula Hawkins

Auteur : Paula Hawkins

Edition : Sonatine

Genre : Thriller

Nombre de pages : 378

Résumé :

Depuis la banlieue où elle habite, Rachel prend le train deux fois par jour pour aller à Londres. Le 8 h 04 le matin, le 17 h 56 l’après-midi. Chaque jour elle est assise à la même place et chaque jour elle observe, lors d’un arrêt, une jolie maison en contrebas de la voie ferrée. Cette maison, elle la connaît par cœur, elle a même donné un nom à ses occupants qu’elle voit derrière la vitre. Pour elle, ils sont Jason et Jess. Un couple qu’elle imagine parfait, heureux, comme Rachel a pu l’être par le passé avec son mari, avant qu’il ne la trompe, avant qu’il ne la quitte. Rien d’exceptionnel, non, juste un couple qui s’aime. Jusqu’à ce matin où Rachel voit un autre homme que Jason à la fenêtre. Que se passe-t-il ? Jess tromperait-elle son mari ? Rachel, bouleversée de voir ainsi son couple modèle risquer de se désintégrer comme le sien, décide d’en savoir plus sur Jess et Jason. Quelques jours plus tard, c’est avec stupeur qu’elle découvre la photo de Jess à la une des journaux. La jeune femme, de son vrai nom Megan Hipwell, a mystérieusement disparu…


Mon avis :

Parfois la lecture peut nous surprendre dans le mauvais sens du terme. 

N'étant pas une adepte des thrillers et autres romans du style, j'ai bien cru à de nombreuses reprises passer mon chemin sur ce genre. Et surtout sur ce livre.

Mais la vérité est qu'il traînait dans ma wish-list depuis des années et que la curiosité de faire son propre avis est plus forte que tout. J'ai donc ignoré les remarques négatives comme : "j'ai pas aimé, y avait quelque chose de malsain, impression de voyeurisme, etc..."

Et après lecture de ces 378 pénibles pages, je rejoins les rangs des lecteurs déçus. Parce que : est-ce que ce livre est un thriller ? Honnêtement, j'en doute fort, même pour moi novice du style.

Je vous explique un peu ...

On va suivre l'histoire de Rachel qui est une trentaine alcoolique, dépressive, qui a perdu son travail. Et comme si c'était pas suffisant, il faut qu'elle soit divorcée et qu'elle n'arrive pas à se remettre de son divorce. Avec Rachel, c'est la fête garantie !

Notre héroïne, Rachel, afin de sauver un peu les apparences déjà désastreuses, continue de prendre le train tous les jours. Et tous les jours, elle passe devant la maison d'un couple qu'elle admire par la fenêtre. 

Jusqu'ici tout va plus ou moins bien.

Jusqu'au jour où elle va voir la femme, qu'elle a appelé Jess, embrasser un homme qui, visiblement, n'est pas celui de d'habitude. Et bizarrement, le lendemain de cet événement, Jess (en réalité Megan) disparaît. Et Rachel va s'embarquer, un peu malgré elle (moi je pense surtout que c'est parce qu'elle le veut bien), dans l'enquête pour découvrir la vérité.

Et puis, j'ouvre le livre, je découvre cette histoire et pas un seul instant, j'aime ce qui m'est présenté.

Pendant tout le récit, je me suis ennuyée ferme. L'histoire est plate, incohérente. Hormis suivre les déboires de Rachel qui boit toutes les deux lignes un gin tonic, je vois pas où est le côté thriller. Le côté suspens qui monte, les soupçons, les frissons dans le dos, etc...

Parlant incohérence, j'ai vu un avis sur Babelio qui signalait que l'autrice prenait les policiers pour des idiots et des incompétents. Elle leur fait faire des erreurs incroyables et invraisemblables. Peut-être qu'il y a derrière ce roman, une volonté de critiquer la procédure pénale. Soit, j'aime le livre comme outil de critique. Mais alors ici c'était mal réalisé. Et je dois avouer que j'ai trouvé cela tellement ridicule que j'ai ris. 

D'ailleurs, pour une novice du genre, j'ai quand même repéré au bout de la page 250 qui était le coupable. Et à la page 290, mon impression s'est confirmé.

Et ce n'est pas comme si l'autrice m'avait fait douté une seule seconde de mon choix. Je savais que j'avais raison, j'ai eu raison et ça m'a fait mal d'avoir cette certitude si tôt, sans jamais que l'autrice ne fasse quoique ce soit pour me faire douter.

Les procédés se voient comme le nez au milieu du visage. Des pavés dans la marre.

Ça doit passer crème quand on est plongé dans le livre mais ce n'était pas mon cas. J'ai tout vu, j'ai vu où l'autrice voulait nous emmener. Et c'était tellement prévisible !

Par ailleurs, la fin. Faut-il faire un seul commentaire dessus ? Arrivée à ce passage, j'ai froncé les sourcils. Et puis un "quoi ?" assez interloqué est sorti. C'était la fin la plus ridicule que j'ai vu. Et cela rejoint ce que j'ai mentionné ci-dessus sur le fait que l'autrice fait passer les agents de police pour des idiots. 

Incohérent, pas réaliste, pas crédible.

Pour tout vous dire, j'ai bien l'impression d'avoir lu le scénario d'un téléfilm un peu douteux que l'on regarde au beau milieu de l'après-midi quand on a la grippe.

Bref, ce livre est un raté au niveau de son histoire.

Et aussi au niveau de ses personnages.

Le lecteur va donc suivre trois protagonistes féminines : Rachel, Megan et Anna. Il y a également trois personnages masculins secondaires : le psychiatre (je ne sais plus son prénom), Scott et Tom.

Commençons par les personnages féminins, en particulier Rachel car j'ai beaucoup de choses à dire.

Petit rappel, Rachel est le personnage principal. Elle est alcoolique, dépressive, chômeuse et divorcée. Et je n'ai jamais, au grand jamais, réussi à m'attacher à elle. C'est triste à dire mais je la trouvais lamentable. Dès qu'elle disait deux mots, j'avais envie de la secouer. Lui crier dessus d'arrêter son cirque de se ressaisir.

C'est un personnage plat, déprimant. Qui ne fait que boire toutes les deux secondes et qui a des trous de mémoire. Une super méthode pour faire douter le lecteur ! 

Et évidemment Rachel se complaît dans son rôle de victime. Pas un seul instant, elle se prend en main. Non, pendant 378 pages, Rachel se saoul, se plaint, pleure. Rachel n'évolue jamais.

Et Anna et Megan ne viennent pas relever le tout. 

Mais alors du côté masculin, c'est aussi le top ! Tous les hommes sont violents, manipulateurs, menteurs. 

Aucune subtilité pour les personnages des deux côtés.

Quand j'y repense, j'ai une boule dans le ventre en me disant : mais quand même quel gâchis. Quel gâchis ce livre avec ces personnages sans aucune nuance. Soit ce sont les bourreaux, soit les victimes. Et c'est dommage de faire des personnages ainsi. Auxquels il est impossible de s'identifier, de s'accrocher.

Le style d'écriture quant à lui est bien mais il ne sauve pas La fille du train du naufrage. Sans fioritures, efficace mais par moment répétitif et maladroit.

Bref, le bilan n'est pas glorieux pour un livre qui a su récolter un grand nombre de critiques positif, qui a fait vibrer les critiques littéraires, etc.

Bref, j'ai dû louper le train ...


Une grosse déception

☆☆☆☆☆




jeudi 21 mars 2019

La langue des bêtes, Stéphane Servant

Auteur : Stéphane Servant

Edition : Du Rouergue

Genre : Jeunesse

Nombre de pages : 448

Résumé :

Au fond des bois, vit une communauté d'anciens membres d'un cirque. Depuis très longtemps ils ne donnent plus de spectacle. Un jour, de grands travaux grignotent le territoire autour d'eux, et on oblige l'enfant de la famille, La Petite, à rejoindre l'école du village.

Mon avis :

Ayant déjà lu du Stéphane Servant avec son dernier roman Sirius, je savais qu'il était un auteur à suivre et surtout que j'allais apprécier.

En effet avec Sirius, il manquait un rien, pas grand chose pour créer cette étincelle qui signifie coup de cœur. Et pourtant, je l'avais dévoré en l'espace de quelques jours. Mais nous ne sommes pas ici pour parler de son dernier roman, mais bien de La langue des bêtes. Un conte contemporain qui invite le lecteur à croire et à avoir espoir.

Et ici le coup de cœur s'est produit. Cette petite chose qui manquait, elle se trouve dans ce roman.

Nous allons suivre l'histoire de Petite et de sa famille, des membres d'un ancien cirque vivant au milieu des bois, un peu à l'écart de toute civilisation "traditionnelle". Un jour, des hommes arrivent dans le lieu où vit Petite et les autres et ils apprennent qu'ils vont devoir partir. Petite tente alors de sauver sa famille, ses compagnons.

La langue des bêtes est un roman absolument sublime qui pose des questions essentielles dans le monde dans lequel nous évoluons. Est-ce les marginaux, ceux qui ne se sont pas dans les normes qui sont les plus heureux ? Ou est-ce nous avec notre modèle économique, nos maisons, etc. Beaucoup de belles valeurs sont dissimulées et il est impossible au lecteur de ne pas répondre présent à cette invitation : réfléchir sur notre monde, y poser un regard neuf.

J'ai été happée par l'histoire de Petite et de toute sa famille et Stéphane Servant, avec beaucoup de poésie et délicatesse nous parle de sujets importants : la différence, l'acceptation de soi, les maladies mentales, le rejet, l'écologie, l'expansion de l'homme face à la nature. Et j'en passe.

Un conte qui nous fait grandir avec cette troupe. Un conte qui évoque la fin de quelque chose et le début d'une autre. Bref, la vie. 

Le tout est fait avec beaucoup de délicatesse, de justesse. Et le regard que Petite porte sur le monde a quelque chose d'à la fois naïf et réaliste. Petite a une imagination fertile et une tendance à tout personnifier, métaphoriser. Mais l'auteur rend le tout intelligent, poétique et beau.

Stéphane Servant met au service de ce conte absolument sublime des personnages attachants. Il y a Belle, la mère de Petite, cette étincelle, cet oiseau ivre de liberté. Le Père qui derrière son apparence d'Ogre cache une grande sensibilité. Colodi, le ventriloque qui a échoué à être un marionnettiste. Pipo le clown qui est attaché à Franco, ce vieux lion sans dents. Major Tom, ce nain qui aspire à autre chose, à trouver sa place.

Evidemment, il y a des personnages plus classiques, qui rentrent dans les normes de la société telle qu'on la conçoit avec le Professeur, Doria, Chloé, Camille, etc.

Tous ces personnages évoluent autour de Petite, apportent quelque chose qui vont l'aider à grandir. A ouvrir des yeux plus réalistes, certes moins poétique (Et si je suis comme Petite, si j'ai envie d'aborder la vie avec prose et lyrisme, quel mal a-t-il à cela ?). Ils sont attachants, exploités de manière intelligente avec leurs forces et leurs faiblesses. Leurs moments de bonheur et de malheur.

Outre la magnifique histoire, les personnages attachants, il y a la plume de l'auteur. Et quelle plume ! J'avais déjà remarqué que Stéphane Servant avait ce style que j'aime, poétique, très imagé et porté sur la nature. En un sens comme celle de Timothée de Fombelle. Dans Sirius, cela m'avait frappé toute la prose et le style que possède son écriture.

La langue des bêtes n'y échappe pas. Très sincèrement, ce roman devait être écrit par lui et lui seul. Son style d'écriture sert son propos. Son langage est riche. Il y a des effets de style : comparaison, métaphore, jeux de mots, personnification, etc.

Quand j'entends les personnes dirent que la littérature jeunesse c'est mal écrit, c'est qu'ils n'ont pas ouvert un bouquin de cet auteur. (Et puis cet argument est faux, tout simplement)

La plume de Stéphane Servant est une invitation à émerveillement, à l'imagination et à l'amour de la langue française. A défaut de celle plus rudimentaire des bêtes.

J'ai qu'une seule hâte c'est de continuer à découvrir les ouvrages de cet auteur. Je sais que Le cœur des louves est très apprécié et je le lirai incessamment sous peu. 

La langue des bêtes a été une lecture magique, un coup de cœur (d'ailleurs, le premier de l'année). Une vraie pépite se derrière cette couverture boisée et au travers de ces 448 pages.

Et petit bonus pour les musiques dans le livre. Elles ont du sens et sont vraiment ancrée dans le contexte et pour le coup, il y a tout ce que j'aime : The Doors avec People are strange, Space Oddity de David Bowie, Elton John, etc.

❤❤❤❤❤